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Un autre regard sur... cette élection 2007.
Après nous être tus durant cette campagne afin de ne pas influencer les
milliers de lecteurs de ce blog, nous venons d'apprendre ce soir
l'élection de M. Sarkozy à la présidence de la République.
Déjà moi, quand je voyais se ralier à lui que des gens antipatiques
(Halliday, Reno, Faudel, Barbelivien, Miss Dominique, Virenque,
Clavier...) je me disais que finalement c'est clair qu'il va falloir se
lever tôt pour trouver plus manipulateurs que ces gens (un dopé, un
interprète qui met son fric en Suisse, des mauvais acteurs, une
chanteuse de la télé, un mélodistes facile...).
Mais ce soir, tout le monde s'est réuni au FOUQUET's. C'est pas la
taverne de Nanard ou la table gourmande d'un cuistot inventif et
gastronome; c'est l'image de la France friquée qui préfèrent foutre 5€
dans un café sous prétexte d'avoir un serveur derrière chaque convive
et une vue sur les boutiques honteusement hors de prix des Champs.
Après, tout ce petit monde ira en Velsatis à la Concorde, entre les hôtels CINQ ETOILES et le richissime Paris.
Il faut noter M. le nouveau président qu'à vouloir mettre trop de rouge
autour de vous (la pancarte de son slogan sous son dernier discour, la
devanture du Fouquet's...) vous aller sans doute donner de l'espoir à
tout ceux et toutes celles qui votent pour vous parce qu'ils ont adoré
le dernier article de Closer a fait de vous en joggant sur l'île de la
Jatte à Neuilly. Tous ces gens perdus que vous avez rassemblés avec
votre dicours fait de bonnes intonations et de théâtre -en y
dissimulant d'atroces projets et visions de la société- attendent de
vous un peu plus de rouge sang.
Je vois déjà d'ici Johny, le con qui se fait un fric fou sur le dos et
le talent des gens qui l'entourent, monter sur une table du Fouquet's
en massacrant à moitié ivre une chanson de Ferré... quel claque tout de
même!
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Posté à: 21h47, dimanche 6 mai 2007 |
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Un autre regard sur... la destination des dons.
C'était il y a quelques mois. Une publicité comme il y en a des
centaines dans les journaux d'actualité. Un enfant amaigri, le visage
tuméfié par un exil forcé, quelque part dans le nord de l'Inde.
Je ne sais pas pourquoi, mais cette publicité attira d'avantage mon
regard que les autres. Sans doute parce qu'il y était indiqué non pas
qu'il fallait faire un don pour un énième pont alimentaire (et pourtant
certainement si nécessaire), mais que nos dons serviraient au
développement médical de ce pays.
Quelques semaines plus tard, j'apprenais que l'Inde face à la
croissance incroyablement "moderne" du pays devait faire face à une
cohue des consultations médicales. Je me félicitais alors de la
destination de mon chèque.
Puis, le reportage continuait en disant que les moeurs cultuelles de la
plupart des gens de ce pays poussaient les parents à avoir un fils. Je
croyais entendre de nouveau la Chine d'hier. Mais cette fois, apportait
le reportage, la sélection ne se faisait plus à la naissance par
abandon de l'enfant. Non, cette fois les parents au cours de la seconde
échographie et une fois le sexe du foetus déterminé, décidaient
d'avorter ou pas. Et le reportage de conclure : grâce à l'amélioration
des outils de médecine.
Vivement que le Pape interdise les pubs outrancières. Maintenant je ne donnerai plus qu'au Secour Catholique!
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Posté à: 23h37, mercredi 11 avril 2007 |
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Un autre regard sur... Charlie hebdo et les caricatures.
Même si l'issue du procès ne faisait aucun doute, on peut tout de même se dire que la liberté d'expression a encore un avenir. Pas forcément radieux mais un avenir quand même.
Pas forcément radieux car il est inquiétant que la plainte ait été jugée recevable par un tribunal. Cela entérine en effet la possibilité pour un individu ou un collectif de remettre en question le droit, a priori innaliénable à la liberté d'expression dans les médias.
Est-il responsable de laisser entendre à certaines sensibilités archaïques qu'il est désormais possible de remettre en cause les acquis démocratiques allant à l'encontre de leurs convictions!?
Sans doute est-il aisé pour un déiste tel que moi tenir ce type de propos. On pourra m'opposer que je ne me réclame d'aucune obédience spécifique et qu'à ce titre je ne saurai me sentir "offensé" dans mes croyances et dans mes convictions. Ce qui serait finalement léger et discriminatoire puisque j'ai une pleine acceptation et un profond respect du sacré.
J'ose donc qualifier de sensibilités archaïques les sensibilités qui réfutent le caractère laïc et indépendant de la presse. Dès lors, en ma qualité de citoyen français je ne peux m'empêcher de ressentir la tenue de telles procédures comme une menace latente pesant sur ma liberté. Je ne peux ni comprendre ni accepter que ma liberté intellectuelle se limite aux revendications de certains contingents.
Je ne fais pas le procès de la foi musulmane. Je n'en ai ni le droit, ni la compétence. Je suis même de ceux qui souhaiteraient un engagement financier des collectivités pour permettre l'érection de lieux de cultes dignes de ce nom.
A l'heure de la radicalisation des idées, la communauté musulmane gagnerait tout à se structurer et à se revendiquer laïque et républicaine sans aucune ambigüité. Ce serait la meilleure façon de prévenir les amalgames doûteux et que certaines "sensibilités archaïques" s'expriment au nom de la communauté.
Eva
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Posté à: 17h26, samedi 24 mars 2007 |
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Un autre regard sur... ceux qui profitent de la campagne pour...
Aujourd'hui, ce sont les victimes des conséquences désastreuses des
mauvais traitements contre l'épathite qui ont eu droit à leur 15
secondes de JT 20h. Leur collectif de soutien vient d'envoyer une
lettre à tous les candidats de la présidentielle française pour les
faire réagie sur ce fléau.
Hier c'était les victimes des accidents de la route en ville, et le
jour d'avant quelques mécontents de la gastronomie des cantines
française...
Evidemment, personne n'oserait pointer du doigt et fustiger ces
personnes qui sont frapper d'une façon ou d'une autre par ces malheurs
plus ou moins graves. Ce qui est troublant, c'est que pas un jour ne se
passe sans que les média fassent leur choux gras des recours de ces
collectifs auprès des candidats... Que se passe-t-il les reste du temps
(hors campagne électorale)??
Les candidats qui sont maintenant des élus deviennent-ils hermétiques à
toutes formes de sollicitation de la part de ces gens révendicatifs ?
Les média baissent-ils la "qualité" de leur ligne éditoriale?
Sont-ce les "gens normaux" qui n'ont plus rien à faire valoir, sur quoi alarmer? Le font-ils mal le reste du temps?
Ou peut-être est-ce parce qu'ils sont sans espoir et que seule le
tumulte des promesses de toutes part qu'offrent la campagne électorale
les rendent confiants et ambitieux.
Tous n'ont pas un grand gars aux grandes oreilles, qui connait Jean
Rochefort et qui du haut de sa voix basse attire les caméras comme des
candidats à la présidentielle sont attirés par les mains qui se tendent
dans la foule. Peut être dans la foule se cache quelques personnes qui
revendiquent un mieux, mais qui ne se font pas entendre.
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Posté à: 20h48, mardi 20 mars 2007 |
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Un autre regard sur... la disparition de Lucie Aubrac.
"Résister est un verbe qui se conjugue au présent" répétait devant les
jeunes qu'elle rencontrait Lucie Aubrac jusqu'à mercrei soir date de sa
disparition. Elle qui avait pris tant de risque (inimaginables pour nos
générations actuelles) et qui eut tant de bravoure pour se faire
soulever des milliers de femme comme elle, insistait auprès des
révoltés des générations successives pour pas qu'ils délaissent leur
résistance face à l'avancée d'un monde qui leur serait mauvais.
Elle connue toujours cette période pendant laquelle chacun se croient
isolés face à une fatalité; mais elle était de celles qui regroupaient,
qui fusionnaient pour combattre l'injustice qui si souvent s'en prend
aux gens seuls. Et puis comme l'histoire réserve sans cesse
des pieds de nez à la morale et au combat des uns, Président Chirac
quelques jours plus tôt et devant les français qu'il a si deçu sur le
plan social-économique, se rattrapait aux branches du combat et de la
résistance face à la haine et au mépris. Ceux là même que Lucie Aubrac
combattait discrétement, intensément depuis des années. Elle dût
sans doute être bien deçu de voir comment le chef de l'Etat faisait
dans le patos devant le combat et la résistance; elle qui savait ce que
signifiait ces valeurs. Son coeur trop faible devant le poids de tout
cela finit par laisser son âme seule dans un monde qui s'ignore.
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Posté à: 20h58, vendredi 16 mars 2007 |
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